Retrouver son feu intérieur en février : stratégies naturelles pour booster votre vitalité

Retrouver son feu intérieur en février : stratégies naturelles pour booster votre vitalité

Après plusieurs mois de froid, de grisaille et de ralentissement, il est normal de se sentir vidé, léthargique ou simplement à plat lorsque février arrive. Cette période peut affaiblir notre motivation, ou feu intérieur, et rendre plus difficile le maintien de notre énergie et de notre élan. Pour rallumer le feu de façon naturelle, il peut être inspirant de tisser un lien entre des traditions thérapeutiques anciennes et les découvertes scientifiques actuelles, afin de mieux comprendre comment soutenir notre humeur et notre vitalité.

Cet article se veut un petit guide pour cultiver davantage de résilience émotionnelle et amplifier notre lumière intérieure ce mois-ci. En ajustant légèrement notre environnement, notre alimentation, nos habitudes quotidiennes, et en s’offrant quelques alliés botaniques, il peut devenir possible de raviver doucement cette flamme qui vacille en plein cœur de l’hiver.

La lumière : votre alliée contre la déprime saisonnière

Le manque de lumière naturelle est l’un des principaux déclencheurs de la déprime saisonnière, d’où l’importance de s’y exposer autant que possible[i]. Même par temps gris, la luminosité extérieure dépasse largement celle de l’intérieur, ce qui rend bénéfique une courte sortie quotidienne. Cette sortie sera idéalement d’une trentaine de minutes le matin, moment où le corps synthétise le mieux la vitamine D grâce aux UV[ii]. Comme cette vitamine joue un rôle clé dans de nombreux processus, il est préférable de l’obtenir par la lumière du jour ou, si nécessaire, par un supplément.

 

Cultiver un mental positif et apaisé

La déprime hivernale s’accompagne souvent de pensées négatives et d’un repli sur soi, mais changer son état d’esprit peut aider naturellement[iii]. Tenir un journal en notant chaque jour trois choses positives pour lesquelles on ressent de la gratitude peut permettre de recentrer son attention sur ce qui compte et d’améliorer progressivement l’humeur et la résilience[iv]. Aussi, prendre soin de soi par la méditation quotidienne, même brève, peut apporter clarté, calme et bienveillance envers soi-même. Des exercices de respiration ou des méditations guidées peuvent en effet réduire l’anxiété et renforcer la concentration[v].

Bouger pour retrouver l’élan

Il est parfois difficile de rester actif durant l’hiver. Toutefois, l’exercice est un outil important dans la gestion des émotions, de l’anxiété et peut-être un moyen de se donner de l’énergie[vi]. Trouver des façons de bouger chaque jour est encore plus important en hiver. La pratique régulière d'un exercice aérobique modéré (comme la marche rapide) peut aider à soulager la mauvaise humeur, aide à maintenir le taux métabolique et supporte la vitalité en agissant sur les niveaux de sérotonine[vii].

Bien manger pour nourrir son énergie

Les aliments que nous consommons influencent aussi la chimie du cerveau, notamment la sérotonine, qui joue un rôle important dans l’humeur. En hiver, une baisse de sérotonine peut provoquer une forte envie de glucides, surtout de sucreries et d’aliments riches en amidon[viii]. Pour soutenir l’énergie sans provoquer de variations brusques de glycémie[ix], il est préférable de choisir des glucides complexes (comme l’avoine ou le quinoa), de les combiner avec des fibres et de consommer suffisamment de protéines. Il est aussi recommandé de surveiller la caféine, car une consommation excessive peut entraîner nervosité et fluctuations d’énergie malgré un effet stimulant temporaire[x].

Les adaptogènes : des alliés naturels pour l’hiver

Les adaptogènes peuvent aider l'organisme à résister aux effets du stress et peuvent augmenter la vitalité en offrant un support au système nerveux. Leurs qualités équilibrantes et tonifiantes en font des alliés intéressants durant les longs mois d’hiver.

Le ginseng

Le Panax ginseng est un adaptogène dont les bienfaits ont été démontrés par de nombreuses recherches scientifiques et qui est utilisé depuis plus de 3 000 ans en médecine traditionnelle[xi]. Il est considéré comme réchauffant et stimulant, ce qui en fait l'une des plantes les plus utilisées pour l'épuisement et la fatigue surrénale [xii]. Son pouvoir médicinal provient principalement des ginsénosides et des polysaccharides [xiii].

L’ashwagandha

L'ashwagandha est l'une des herbes régénératrices les plus utilisées dans la médecine ayurvédique. Elle est appréciée pour sa capacité à favoriser la vitalité, la longévité et un état de résistance non spécifique au stress [xiv]. Cette plante est unique en raison de son effet bidirectionnel ; par exemple, elle peut être énergisante pour une personne épuisée, mais apaisante pour une personne agitée [xv].

Le cordyceps

Le cordyceps est un champignon adaptogène reconnu pour son utilisation historique étendue et les nombreuses recherches qui démontrent ses vertus. Ses propriétés médicinales proviennent de sa forte concentration en polysaccharides -[xvii].Lorsque le cordyceps est en synergie avec d’autres adaptogènes comme la rhodiole, l'endurance est améliorée sans pour autant augmenter le stress oxydatif de l'organisme, c'est à dire l'ensemble des agressions causées par des molécules dérivant de l'oxygène endommageant certaines cellules de notre corps et causant leur détérioration. Cela a pour effet de supporter le corps durant l’effort physique et promouvoir sa récupération. 

Conclusion : faire de l’hiver une saison de ressourcement

L’hiver n’est pas seulement une saison à traverser, mais une invitation à ralentir et à prendre soin de soi avec intention. En cultivant la lumière, qu’elle vienne du soleil, de nos pensées ou de nos habitudes, en nourrissant notre corps avec des choix équilibrés et en nous appuyant sur des alliés naturels comme les adaptogènes, nous pouvons transformer cette période en un moment de ressourcement. Chaque petit geste compte : une marche au grand air, quelques minutes de méditation, un repas réconfortant et nutritif… Ensemble, ces actions peuvent aider à raviver notre feu intérieur et nous préparent à accueillir le printemps avec énergie et sérénité.



[i]P. 102 Hadsall, Ellie Conquering the Winter Blues: Over 60 Steps to Tackles Seasonal Affective Disorder (2020) 124p.

[ii] Fiberman, Jacob, Light: Medicine of the Future (Santa Fe, NM: Bear and Company, 1991; reprinted 1998).

[iii] Greenberger, D., & Padesky, C. A. (1995). Mind over mood: Change how you feel by changing the way you think. New York: Guilford Press.

[iv] Chapter 6 Marshall, Fiona & Cheevers, Peter Positive Options for Seasonal Affective Disorder (SAD) : Self Help and Treatment (2003) Ed. Hunter House, 148p.

[v] Rosenthal, Norman, Winter Blues: Seasonal Affective Disorder—What It Is and How to Conquer It (Fontana, 1991).

[vi] Burns, D. D. (1999). Feeling good: The new mood therapy—The clinically proven drug-free treatment for depression. New York: HarperCollins.

[vii] Part IV Peeke, P. (2000). Fight fat after forty. New York: Viking Penguin. Peeke, P. (2005). Body for life for women. Emmaus, PA: Rodale Press.

[viii] KRUACHI, K., WIRZ-JUSTICE, A., GRAW, P. (in press), “The Rela tionship of Affective State to Dietary Preference: Winter Depression and Light therapy as a Model’, Journal of Affective Disorders.

[ix] ROSENTHAL, N., et al. (1989), ‘Psychobiological Effects of Carbohydrate- and Protein-Rich Meals in Patients with Seasonal Affective Disorder and Normal Controls’, Biological Psychiatry, vol. 25, pp.1029-40.

[x] E. Rosenthal, Norman, MD Winter Blues: Everything you Need to Know to Beat Seasonal Affective Disorder (2006) Ed. The Gilford Press, 384p.

[xi] Ben-Hur E., Fulder S. “Panax ginseng saponins and Eleutherococcus senticosus on survival of cultured mammalian cells after ionizing radiation.” Am J Chin Med. 1981 Spring;9(1): 48-56. Retrieved from https:// www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7304498.

[xii] Gaffney B. T., Hiigel H. M., Rich P. A. “The effects of Eleutherococcus senticosus and Panax ginseng on steroidal hormone indices of stress and lymphocyte subset numbers in endurance athletes.” Life Sci 2001 Dec 14;70(4): 431-42.

[xiii] Panossian, A. “Adaptogens exert a stress-protective effect by modulation of expression of molecular chaperones.” Phytomedicine 2009 Jun;16(6-7): 617-22

[xiv] “Ashwagandha.” HerbalGram. 99: 1-7. Retrieved from http: //cms.herbalgram. org/herbalgram/issue99/hg99-herbprofile. html?ts=1548632461 &signature= d6df24b9b8 1 3aeb80f456c31461ac59c.

[xv] Ayales, Adriana Adaptogens : Herbs for Longevity and Everyday Wellness (2019) Ed. Sterling Ethos 168p.

[xvi] Yance, Donald R. Adaptogens in Medical Herbalism: Elite Herbs and Natural Compounds for Mastering Stress, Aging, and Chronic Disease (Vermont: Inner Traditions/Bear & Company, 2013).

[xvii] Panossian, A. and Wikman, G. “Evidence-based efficacy of adaptogens in fatigue, and molecular mechanisms related to their stress-protective activity.” Curr Clin Pharmacol. 2009 Sep;4(3): 198-219. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih .gov/pubmed/19500070.

 


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