L’idée de considérer le stress comme un allié peut sembler étrange, mais il existe bel et bien du "bon stress". Dans ce blogue, nous expliquons d’abord ce qu’est le stress avant de présenter trois pratiques quotidiennes pour mieux le gérer.
Le stress est défini en recherche scientifique comme un déséquilibre entre les demandes de l’environnement et les ressources d’adaptation d’une personne.1 Pour considérer que ces demandes dépassent les ressources, il faut d’abord qu’une personne en fasse l’évaluation. Lors de cette évaluation, elle détermine si le stress est une menace ou un défi.
- Les menaces impliquent des pertes ou des dangers anticipés. On parle alors de "mauvais stress".
- Les défis, en revanche, ouvrent la porte à de nouvelles opportunités et à la croissance. C’est dans ce contexte que le stress est perçu comme du "bon stress".2
Avec cette introduction en tête, voyons comment adopter trois approches concrètes pour gérer le stress :
1. Changer sa perception
L’évaluation du stress peut mener à deux issues opposées : le stresseur reste le même, mais l’interprétation change. Selon la personne et sa perception, la réponse au stress peut être totalement différente.
Modifier notre perception du stress peut avoir un impact majeur sur notre santé globale. Par exemple, un cœur qui bat rapidement est souvent associé au stress. Mais au lieu d’y voir un signe de détresse, on peut le considérer comme le corps qui mobilise de l’énergie pour faire face au défi.
Des études en psychologie ont démontré que modifier notre perception du stress peut réduire son impact négatif sur la santé. Lorsqu’on entraîne des individus à percevoir le stress comme un atout pour leur performance, on constate que leur fréquence cardiaque reste stable et qu’ils se sentent plus calmes.3
Si vous commencez à voir vos réactions physiques et émotionnelles comme un soutien plutôt qu’un obstacle, vous pourriez ouvrir la voie à un mode de vie plus serein.
2. Comprendre ses stresseurs
Le terme "stress" est souvent utilisé de manière vague, alors que nous faisons plutôt référence aux stresseurs. Ce sont eux qui déclenchent une réaction de stress en nous.
Il existe deux types principaux de stresseurs :
- Stresseurs externes : Ceux sur lesquels nous avons peu ou pas de contrôle (ex. pollution, changements de vie, pression au travail, obligations familiales).
- Stresseurs internes : Ceux qui viennent de nous-mêmes. La majorité du "mauvais stress" provient de ces stresseurs internes, comme l’autocritique, les souvenirs du passé ou les inquiétudes sur des choses hors de notre contrôle.
Distinguer ces deux catégories est crucial. Lorsque nous sommes stressés, nous ne pensons pas toujours à identifier la source de notre stress. Prendre le temps de reconnaître si le stresseur est externe (incontrôlable) ou interne (contrôlable) permet d’adopter des stratégies efficaces pour mieux le gérer.
Prenez quelques minutes pour évaluer vos stresseurs et les classer. Mettez de côté ceux que vous ne pouvez pas contrôler et concentrez-vous sur ceux sur lesquels vous pouvez agir.
En identifiant vos stresseurs internes, vous pouvez travailler sur des techniques comme la restructuration cognitive ou la relaxation. Pour les stresseurs externes, adopter des stratégies d’acceptation ou d’organisation peut être plus efficace.
3. Pratiquer la pleine conscience
Toutes les pratiques mentionnées ci-dessus peuvent être renforcées par la pleine conscience. Il s’agit d’orienter son attention vers le moment présent, avec curiosité, acceptation et sans jugement.4
Lorsque vous choisissez la pleine conscience, vous interrompez les processus mentaux qui mènent à des troubles émotionnels tels que la rumination, l’évitement et les biais cognitifs.5,6
Depuis une décennie, la pleine conscience est un sujet de recherche majeur. Le programme Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) est reconnu pour son efficacité dans la réduction du stress, de l’anxiété et de la dépression.7
Comment intégrer la pleine conscience facilement ?
Commencez par prendre seulement 2 minutes par jour pour pratiquer la pleine conscience. Manque de temps ? Pas d’excuse ! La pleine conscience peut être pratiquée dans presque toutes les situations, ce qui la rend très facile à intégrer au quotidien. Ces deux minutes peuvent être prises pendant que vous mangez, conduisez, prenez votre douche ou même pendant que vous marchez. Surpris? Par exemple, pendant un repas :
Observez la texture et la forme des aliments.
Ressentez la température d’un ustensile en métal contre vos lèvres.
Réalisez que vous avez mis 15 minutes à finir votre repas… sans jugement !
Si vous avez tendance à juger vos pensées, pratiquez aussi la pleine conscience sur ce jugement. Acceptez-le avec curiosité, puis laissez-le passer et recentrez-vous sur le moment présent. Comme pour tout entraînement, plus vous pratiquez, plus cela devient naturel.
Conclusion : Apprivoiser le stress pour une vie plus épanouie
Le stress sera toujours présent dans notre vie, mais notre manière de l’aborder fait toute la différence.
- Modifier notre perception transforme le stress d’une menace en opportunité.
- Distinguer les stresseurs internes et externes nous aide à nous concentrer sur ce que nous pouvons changer.
- Pratiquer la pleine conscience nous permet de rester ancrés dans le moment présent, améliorant ainsi notre relation avec le stress.
Changer notre vision du stress et l’utiliser comme un moteur pour une vie plus équilibrée, productive et épanouissante permet de mieux gérer ses effets et d’en faire un levier positif pour notre bien-être.
En complément à ces stratégies, certains produits de santé naturels, comme ceux formulés par Adrien Gagnon, peuvent soutenir l'organisme dans la gestion du stress. Des solutions à base de L-théanine, de safran ou encore de l’ashwagandha sont reconnues pour leur rôle dans la relaxation et la résilience au stress. Prenez quelques minutes à répondre à notre quiz pour en apprendre plus.
Références
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Lazarus, Richard S. "Psychological stress and the coping process." Mc Grew-Hill (1966).
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Pluut, Helen, Petru L. Curșeu, and Oana C. Fodor. "Development and validation of a short measure of emotional, physical, and behavioral markers of eustress and distress (MEDS)." Healthcare. Vol. 10. No. 2. MDPI, 2022.
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Crum, Alia J., Peter Salovey, and Shawn Achor. "Rethinking stress: the role of mindsets in determining the stress response." Journal of personality and social psychology 104.4 (2013): 716.
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Linardon, Jake, et al. "The efficacy of mindfulness apps on symptoms of depression and anxiety: An updated meta-analysis of randomized controlled trials." Clinical psychology review 107 (2024): 102370.
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Beck, Aaron T., and Keith Bredemeier. "A unified model of depression: Integrating clinical, cognitive, biological, and evolutionary perspectives." Clinical Psychological Science 4.4 (2016): 596-619.
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Craske, Michelle G. Anxiety disorders: psychological approaches to theory and treatment. Westview Press, 1999.
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Khoury, Bassam, et al. "Mindfulness-based stress reduction for healthy individuals: A meta-analysis." Journal of psychosomatic research 78.6 (2015): 519-528.